À propos de TANAPA

 

THE ARUSHA MANIFESTO

 Il y a plus de cinquante ans,
le premier président de la République
unie de Tanzanie,
Mwalimu Julius K. Nyerere (1922-1999),
 a reconnu que la faune était une composante essentielle
 de son pays. En septembre 1961, lors
d’une conférence sur la conservation de la nature
 et de ses ressources, il a tenu un discours qui
 a jeté les bases de la préservation de l'environnement tanzanien
 après l'indépendance. L'extrait de ce discours est désormais connu sous le nom
 de Manifeste d'Arusha.

« La survie de notre faune doit concerner l’ensemble des pays d’Afrique.
Ces créatures sauvages, qui vivent dans des contrées tout aussi sauvages,
ne sont pas seulement une source d’émerveillement et d’inspiration
mais une composante essentielle de nos ressources naturelles
et de notre avenir.

En acceptant la tutelle de notre faune, nous déclarons solennellement
 que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour
 nous assurer que les petits-enfants de nos enfants jouissent
de cet héritage précieux.

La conservation de la nature et de la vie sauvage nécessite
les compétences de spécialistes, une main-d’œuvre formée
et des fonds, et nous attendons des autres nations
qu’elles coopèrent avec nous à cette tâche essentielle,
dont la réussite ou l’échec aura
des conséquences pour le continent africain
mais également pour le reste du monde. »

Giraffe in the sunset

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L'ORGANISATION

Le chapitre 412 de l'ordonnance sur les Parcs Nationaux du Tanganyika de 1959 a établi le TANAPA (Tanzania National Parks ou Parcs Nationaux de Tanzanie) et fait du Serengeti le tout premier Parc National. Aujourd'hui, le TANAPA est soumis au droit de la République unie de Tanzanie et régi par le chapitre 282 de la version révisée de l'ordonnance sur les Parcs Nationaux de 2002. En Tanzanie, la préservation de l'environnement est régie par la loi sur la conservation de la faune et de la flore sauvages de 1974 qui permet à l'État de définir des zones protégées et de décider de leur mode d'organisation et de gestion. Les Parcs Nationaux bénéficient du niveau de protection maximum des ressources. En 2014, le TANAPA regroupait 16 Parcs Nationaux, pour une superficie d'environ 57 024 km² répartis comme suit :

Réf.

Nom

Superficie (km²)

1.

Parc National de Ruaha

20,300

2.

Parc National du Serengeti

14,763

3.

Parc National de Katavi

 4,471

4.

Parc National de Mkomazi

3,245

5.

Parc National de Mikumi

3,230

6.

Parc National de Tarangire

2,600

7.

Parc National des montagnes d’Uzungwa

1,900

8.

Parc National du Kilimandjaro

1,668

9.

Parc National des montagnes de Mahale

1,618

10.

Parc National de Saadani

1,100

11.

Parc National d'Arusha

   552

12.

Parc National de l'île de Rubondo

  457

13.

Parc National de Kitulo

  413

14.

Parc National du lac Manyara

  648

15.

Parc National de Gombe

   56

16.

Parc National de Saanane

    2.8

 

 TOTAL

 57,023.8

Les objectifs premiers du TANAPA dans les zones déclarées Parcs Nationaux sont la préservation des écosystèmes et le développement du tourisme.

Le tourisme vert et écologique est la principale source de profit afin d'assurer la gestion, la réglementation et l'exécution des mandats organisationnels au sein des Parcs Nationaux.                              


                               

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ActivitÉs principales

L’objectif premier des Parcs Nationaux de Tanzanie est la préservation. Les 16 Parcs Nationaux, dont un grand nombre forment le cœur d’un écosystème protégé plus large, ont été mis en place pour préserver le riche héritage naturel du pays et conserver intacts des territoires où la faune et la flore peuvent prospérer, protégés des conflits d'intérêts liés à une population humaine toujours croissante.

Les Parcs Nationaux de Tanzanie ont pour fonction de :

VISION
Préservation durable et tourisme d'excellence

MISSION
Préservation durable pour le développement

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MANDAT

Gérer et réglementer l’utilisation des zones désignées comme des Parcs Nationaux, de manière à préserver le patrimoine du pays, qui englobe les ressources naturelles et culturelles, les ressources tangibles et intangibles, y compris la faune et la flore, les habitats sauvages, les procédés naturels, les zones naturelles et les paysages, afin que l’Homme puisse en jouir tout en le préservant pour les générations futures.

SIÈGE SOCIAL ET BUREAUX
Mwalimu J.K. Nyerere Conservation Centre,
Burka Estate, Dodoma Road,
3134, Arusha.
Téléphone : +255 27 2503471/2501930
Fax :        +255 27 2508216
E-mail : dg@tanzaniaparks.com
info@tanzaniaparks.com
Site Internet : www.tanzaniaparks.com

MINISTÈRE DE TUTELLE
Ministère des Ressources naturelles et du Tourisme
9372, Dar es Salaam.
Tél. :      +255 22 2864230
+255 22 2861870 / 74
Fax :       +255 22 2864234
E-mail : ps@mnrt.go.tz
Site Internet : www.mnrt.go.tz

AUDITEURS
CONTRÔLEUR ET VÉRIFICATEUR GÉNÉRAL
Bureau du contrôleur et du vérificateur général,
Bureau national de vérification, Samora/Ohio Street,
9080, Dar es Salaam.
Téléphone : +255 22 211 5157
Fax : +255 22 211 7527
E-mail :  ocag@nao.go.tz
Site Internet : www.nao.go.tz

BANQUE
CRDB (T) Ltd
National Bank of Commerce Ltd
National Microfinance Bank Ltd
Exim Bank (T) Ltd

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Textes directeurs

En tant qu'organisation parapublique, le TANAPA est régi par un certain nombre de textes directeurs dont le chapitre 282 de la loi sur les Parcs Nationaux de 2002 (Édition révisée) et la loi n°5 sur la conservation de la faune et de la flore sauvages de 2009. On peut également citer les politiques nationales sur les Parcs Nationaux de Tanzanie (révisées en 2013), le plan stratégique institutionnel quinquennal (CSP), les plans généraux de gestion (GMP) spécifiques au parc, les procédures d'accord de location et de développement (DALP) et nombre d'autres lois et politiques nationales en vigueur.

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Protection des ressources, installations et visiteurs du parc

Il est de la responsabilité de TANAPA de veiller à la protection et à la sécurité des visiteurs, des habitants, des animaux et des infrastructures du parc. Même si la sécurité est l'affaire de chacun des habitants du parc, l'organisation dispose de deux gardes forestiers chargés d’y veiller.

Afin de s'assurer que les gardes forestiers bénéficient des compétences nécessaires à leurs fonctions, ils suivent différentes formations et sont dotés d'outils pour les aider dans leur tâche. Les formations portent sur la protection de la faune et de la flore, les méthodes de patrouille stratégiques, les opérations de collecte de renseignements et l'utilisation du matériel de sécurité et de renseignement modernes.

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Gestion et surveillance de la santé de l'écosystème

HippoLes Parcs Nationaux réunissent des habitats naturels et des écosystèmes riches et variés, qui abritent différentes populations d'animaux et de plantes sauvages. Une surveillance régulière de ces systèmes est assurée afin de tirer la sonnette d'alarme rapidement sur les scénarios à venir. Les données météorologiques sont enregistrées quotidiennement dans tous les parcs et tout au long de l'année. Des recensements de la faune et de la flore sont menés régulièrement au sein des parcs afin d’évaluer la taille des populations, leur évolution et leur répartition.

Des audits environnementaux réguliers sont pratiqués sur les installations destinées aux visiteurs et des recommandations sont formulées dans le but de corriger les anomalies observées. Tous les projets de développement mis en œuvre dans les parcs sont soumis à une étude d'impact environnemental.

La santé des animaux et des plantes au sein des Parcs Nationaux est surveillée de près. L'inventaire, la cartographie et l'éradication des espèces exotiques invasives sont pratiqués dans les parcs concernés. On procède à un brûlage précoce qui transforme le paysage en une alternance de parcelles brûlées et non brûlées dont le but est de limiter l'impact des incendies et d’assurer aux herbivores la présence de fourrage pendant la saison sèche.

La collaboration avec le TAWIRI (Tanzania Wildlife Research Institute ou Institut de recherche sur la faune de Tanzanie) encourage la recherche liée à la faune dans les Parcs Nationaux.

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Soutien communautaire et éducation à la conservation

Beach hutDiverses démarches sont mises en œuvre afin de promouvoir une éducation à la conservation auprès des différents publics concernés.

L'organisation étend son soutien financier à 577 villages situés en lisière des Parcs Nationaux afin de mettre en place des projets de développement communautaire par le biais du programme de soutien des projets à l'initiative de la communauté (SCIP). Ces projets se concentrent sur l'éducation, la santé, le transport et l'approvisionnement en eau.

L'organisation mène une étude de faisabilité afin d'adopter des projets rémunérateurs en faveur du TANAPA (TIGP) en complément du SCIP, avec la participation des banques de conservation de la communauté (COCOBA) et des banques communautaires de villages (VICOBA). L’objectif est de contribuer efficacement à réduire la pauvreté des communautés voisines des Parcs Nationaux tout en obtenant leur soutien pour la conservation de la faune.

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Collaborateurs contribuant à la conservation

L'organisation apprécie le rôle joué par ses institutions sœurs au sein du ministère des Ressources naturelles et du Tourisme ainsi que les autres qui l'aident à poursuivre sa mission. En retour de ce bon esprit et de ces efforts, le TANAPA apporte le soutien requis à des institutions telles le College of African of Wildlife Management (Collège de gestion de la faune africaine), le Mweka, le Pasiansi Wildlife Training College (Collège d'apprentissage de la faune de Pasiansi), le TAWIRI et l’office du tourisme de Tanzanie.

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Développement du tourisme et publicité

WaterfallL'organisation continue à favoriser le tourisme, source principale de ses revenus pour mener à bien ses actions. En conséquence, le TANAPA contribue au développement et à la promotion d’un nombre croissant de produits et d'activités touristiques afin de diversifier les expériences des visiteurs au sein des parcs. Des études indiquent que les attractions touristiques récentes augmentent de façon significative la côte de popularité moyenne annuelle, l'attractivité du parc, l’impression générale des visiteurs et, en conséquence, leur satisfaction.

En ce sens, l'une des stratégies marketing de l'organisation, en collaboration avec d'autres acteurs, consiste à promouvoir de façon agressive le pouvoir d'attraction du pays à la fois à l'échelle nationale et internationale.

Afin de favoriser le tourisme national, le TANAPA n'a cessé de construire des établissements d'hébergement abordables dans l'enceinte des parcs et il incite le secteur privé à investir dans la création de services logistiques destinés au marché local.

L'accent est également mis sur l'amélioration des installations touristiques et de leur environnement.

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Les chiffres du tourisme

Tented CampLe nombre moyen de touristes par an sur les cinq dernières années, soit de 2008/2009 à 2012/2013, a augmenté de 55 712 visiteurs, soit 8,1 %. Les recettes annuelles sur la même période se sont accrues de 12,11 milliards de shillings tanzaniens, soit 10,9 %. Cette hausse résulte des efforts de l'organisation pour faire la publicité des attractions uniques dont le pays est pourvu ainsi que des services clients sans cesse améliorés qu'offrent les employés du TANAPA et les autres acteurs du secteur des loisirs et du tourisme.

En 2012/2013, le nombre de touristes enregistré dans nos Parcs Nationaux a atteint le chiffre de 901 892, dont 537 675 étrangers et 364 217 visiteurs nationaux.

Parallèlement, les recettes engrangées ont atteint les 124 806 milliards de shillings tanzaniens pour l'année 2012/2013, soit une augmentation de 0,04 % par rapport aux recettes de l'année précédente, qui étaient de 124 758 milliards. Depuis de nombreuses années, les Parcs Nationaux du Kilimandjaro et du Serengeti continuent à dégager des bénéfices alors que les Parcs Nationaux d'Arusha, de Tarangire et du lac Manyara parvenaient tout juste à équilibrer leur budget. Des efforts sont entrepris pour s'assurer que les Parcs Nationaux d'Arusha, de Tarangire et du lac Manyara enregistrent un budget excédentaire et que les Parcs Nationaux « dépendants » (les onze parcs restants) parviennent au moins à l'équilibre pour ensuite pouvoir sortir de ce syndrome de dépendance.

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Aperçu des entrées dans les parcs

Tableau : Nombre d’entrées de touristes dans les parcs pour l'année 2012/2013

Réf

Parcs

Étrangers

Nationaux

TOTAL

1

 ARUSHA

33106

33702

66808

2

 GOMBE

1094

760

1854

3

 KATAVI

1512

1623

3135

4

 KILIMANJARO 

54584

3876

58460

5

 KITULO 

117

292

409

6

 LAC MANYARA

126124

52349

178473

7

MONTAGNES DE MAHALE

1032

42

1074

8

 MIKUMI

20308

21358

41666

9

 MKOMAZI

597

990

1587

10

 RUAHA

12963

8304

21267

11

ÎLE DE RUBONDO

492

256

748

12

 SAADANI  

4185

11230

15415

13

 SERENGETI

175356

160821

336177

14

 TARANGIRE

102140

59652

161792

15

MONTAGNES D'UZUNGWA

3878

3871

7749

16 

 SAANANE

187

5091

5278

 

 TOTAL

537,675

364,217

901,892

 

Tableau : Tendance des statistiques visiteurs sur cinq ans de 2008/2009 à 2012/2013
     

Réf.

ANNÉE

NOMBRE TOTAL DE VISITEURS

1

2008-2009

736,829

2

2009-2010

679,006

3

2010-2011

682,218

4

2011-2012

942,664

5

2012 – 2013

901,892

  STATISTIQUES VISITEURS SUR CINQ ANS DE 2008/2009 À 2012/2013

 

fishermanMalgré une légère baisse du nombre de touristes et une hausse insignifiante des recettes, l'organisation parvient toujours à atteindre ses objectifs.

Afin d'améliorer les activités touristiques au sein des parcs, le TANAPA continue à déterminer et à développer de nouveaux produits touristiques dans de nombreux parcs comme : un sentier VIP pour escalader le Mont Kilimandjaro, la mise en place de cachettes le long des berges de la rivière Mara dans le Parc National du Serengeti afin d'offrir aux visiteurs une expérience et un point de vue uniques sur les migrations de bêtes sauvages traversant la rivière, des promenades et des points de vue sur la mare aux hippopotames au lac Manyara et l'amélioration des activités de tourisme aquatiques dans les Parcs Nationaux du Saadani, des montagnes de Mahale, de Gombe, de Saanane et de l'île de Rubondo. Le développement de ces nouveaux produits est censé diversifier les activités touristiques et inciter les visiteurs à prolonger leur séjour au sein des Parcs Nationaux. D'autres activités touristiques sont en cours de mise en place : de l’accrobranche au lac Manyara, des excursions en bateau à Saanane et Saadani, du parapente dans les parcs montagneux et une augmentation des excursions à la journée ou de nuit dans tous les parcs.

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OPERATIONAL CHALLENGES

Crise économique

Nous avons mené à bien notre mission de façon satisfaisante en dépit des difficultés économiques et sociales environnantes. La crise économique qui sévit dans la zone Euro et l'instabilité et l'insécurité qui font rage dans les pays avoisinants ont eu un impact fortement négatif sur le nombre de visiteurs étrangers, dont le TANAPA tire la majeure partie de ses revenus. Le nombre de visiteurs étrangers a reculé de 8,2 %, passant de 581 620 l'année précédente à 537 675 en 2012/2013. D'ordinaire, le taux de visiteurs aurait dû indiquer une hausse de 5 % selon la tendance de croissance escomptée.

Événements inattendus

Des inondations inattendues ont eu lieu à la suite de fortes pluies, ce qui a causé de graves dégâts sur l'infrastructure routière. Il faut engager de lourdes réparations des ponts, routes et pistes endommagés dans les zones touchées, dont la plupart se situent dans les Parcs Nationaux du lac Manyara, de Tarangire, de Ruaha, de Saadani et du Serengeti. Ces dommages affectent l'accessibilité aux parcs et les activités.

Coûts de conservation

La conservation implique des tâches coûteuses qu’il faut entreprendre, que les zones concernées par la conservation soient ou non sources de revenus.

Le TANAPA a géré un nombre croissant de Parcs Nationaux sur les 54 dernières années. Dans le cadre de cette tâche, l'organisation a dû relever bon nombre de défis, émanant en partie de l'extérieur des parcs. Certains de ces défis sont trop lourds à gérer ou trop complexes pour la seule organisation TANAPA. Le présent rapport donne un aperçu des principaux défis rencontrés lors de la période étudiée.

Bétail au pâturage dans les parcs

Le bétail au pâturage représente un défi de conservation grandissant dans les parcs. En effet, les animaux sauvages et le bétail ont toujours cohabité dans les systèmes rustiques, qui pratiquent une rotation optimale des troupeaux sur les zones de pâturage, comme c'est le cas dans les communautés pastorales Massaï. Cependant, l'augmentation rapide des populations humaines et des troupeaux jouxtant les parcs, associée aux avancées technologiques agricoles, ont détruit les pâturages traditionnels des communautés.

En conséquence, il manque cruellement de terres de pâturage pour les populations de bétail nomades, de terres agricoles et d’infrastructures et les conditions climatiques restent incertaines. Ces éléments ont poussé les communautés pastorales locales à entrer illégalement de façon répétée dans l'enceinte des parcs à la recherche d'eau, de fourrage et même de vasières pour leurs bêtes.

L'impact de ces incursions répétées dans les parcs est multiple et variable en nature comme en portée. Le surpâturage peut rapidement détériorer les pâturages des animaux sauvages et même conduire au déclin de la faune. Le bétail peut même être vecteur de maladies pour les animaux sauvages comme l'anthrax, la fièvre catarrhale maligne, la rage ou la maladie de Carré. Ces maladies peuvent rapidement prendre des proportions épidémiques et causer la mort massive d'animaux sauvages.

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Le développement du tourisme aux abords des Parcs Nationaux

GiraffesRécemment, les infrastructures d'hébergement comme des tentes, des refuges et autres campements, ainsi que les activités touristiques, se sont multipliées sur les territoires adjacents aux Parcs Nationaux. On peut porter deux regards différents sur ces développements. D'un côté, les communautés locales en tirent un profit économique et on s'attend à ce qu'elles soutiennent les efforts de conservation du TANAPA. Mais d'un autre côté, on peut les considérer comme de futurs concurrents du TANAPA. Ces développements ont un impact direct sur la capacité de remplissage des parcs respectifs et donc sur l'expérience des visiteurs.

Il est également possible que la qualité des biens et services fournis par ces infrastructures ne soit pas à la hauteur, ce qui pourrait en retour avoir un impact négatif sur la fréquentation des touristes et le nombre d'entrées dans les parcs.

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L'exploitation minière dans les Parcs Nationaux

Deux Parcs Nationaux, celui du lac Manyara et celui de Saadani, sont actuellement en proie à des difficultés causées par l'exploitation minière. Dans le premier, ce sont de l'alexandrite et des émeraudes qui sont extraites à petite échelle des sous-sols de la forêt de Marang, dans le Parc National du lac Manyara.

Dans le second, c'est l'exploitation d'une mine de sel qui a débuté en 1992 à Saadani alors que le parc était encore une réserve animalière. Ces activités font peser une menace sérieuse sur la conservation et la gestion de ces deux parcs, notamment en raison de la pollution causée par le dépôt sauvage d'ordures, l'introduction de plantes invasives, le braconnage, la destruction des chemins migratoires des animaux sauvages, etc.

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Braconnage

ForestLe braconnage est la première difficulté rencontrée dans les Parcs Nationaux, en particulier avec la récente vague de braconnage qui a touché les éléphants dans la quasi totalité des Parcs Nationaux.

Depuis plusieurs dizaines d’années, la plupart des communautés vivant à proximité des Parcs Nationaux leur doivent leur survie. Les parcs répondaient à leurs besoins en viande de brousse et leur fournissaient d'autres produits de première nécessité comme le bois à brûler, l'herbe ou le fourrage. En raison de l'augmentation de la population, la demande de viande de brousse a elle aussi augmenté à la fois pour des besoins de subsistance mais aussi de revente. Les produits du braconnage font ainsi l'objet d'un commerce tant national qu'international.

En s'attaquant au problème de l'escalade du braconnage, le TANAPA n'a cessé d'accroître et de diversifier ses stratégies anti-braconnage au fil des années, nécessitant des budgets de plus en plus conséquents, un nombre de gardes forestiers plus important et des activités de renseignement et de poursuites en justice accrues. La formation dans ces domaines a également été intensifiée.

Des démarches d'intervention innovantes basées sur les expériences du TANAPA sont pratiquées afin d'éradiquer la menace du braconnage. Ces démarches doivent retenir à la fois le soutien des acteurs concernés et la volonté des politiques.

Cela signifie tout simplement que le TANAPA ne peut pas agir seul. Il est de notre devoir de chercher tous les soutiens possibles pour nous assurer que les précieuses ressources naturelles que nous gérons seront conservées pour le plus grand bonheur et la prospérité des générations actuelles et futures. Dans le cas contraire, les conséquences pèseraient non seulement sur la Tanzanie, mais sur le monde entier.

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